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regulation emotionnelle

2025-11-10T09:10:00+01:00

Les acouphènes et émotions

Publié par Anne-Marie Piffaut
Les acouphènes et émotions

Acouphènes et émotions

Docteur Anne-Marie Piffaut

psychosomatique ORL

 

Comme pour tous les symptômes, ce que nous traitons en psychosomatique, c’est plutôt la Personne et sa façon de percevoir ses symptômes. Nous explorons les avantages et les inconvénients à les garder ou à les perdre. 

Ce n'est pas tant l'acouphène qui est gênant que l'idée qu'on en a . Les émotions viennent perturber la perturber la perception des signes fonctionnels désagréables. On peut faire un parallèle avec la douleur. L'anxiété, la colère , le sentiment d'impuissance ou d'injustice, viennent les majorer. 

Les voix auditives nerveuses sont soumises au contrôle de la vigilance, et des émotions. Elles sont en relation avec la mémoire elle-même en lien avec les centres des émotions. Plus une personne est inquiète et plus elle sera vigilante à la recherche de ce bruit parasite. Plus elle sera à l’écoute de ce bruit dérangeant et plus elle l’engrangera dans sa mémoire. 

Naturellement toute personne qui recherche ce bruit, l'entendra dans le silence, en tournant la tête ou au cours des efforts à glotte fermée. 

En général, tout est fait pour que le corps humain s’adapte aux difficultés et maintienne une position d’équilibre biologique, sur le plan moteur, calorique.... Malheureusement si le stress provoqué par ces difficultés est trop intense, les sensations désagréables peuvent s’imprimer dans la mémoire traumatique et ne pas être « digéré », « métabolisé » à tous points de vue sensoriel, émotionnel, comportemental et cognitif. 

Le processus d’adaptation est perturbé. 

Plutôt que de chercher à s’adapter, puisque c’est impossible, la clinique étant très « parlante », écoutons plutôt ce que le symptôme veut bien nous dire. Qu’est-ce qui ne va pas, non pas cliniquement puisque les symptômes sont une conséquence du stress provoqué, mais plutôt « qu’est-ce qui ne va pas dans le vie de la personne ? ». 

Avantages / Inconvénients

Des personnes ont reconnu se sentir exister avec leurs acouphènes ou d’ailleurs tout autre symptôme. D’autres reconnaissent que l’entourage est devenu beaucoup plus compatissant. Cela vous étonne mais les symptômes peuvent avoir des avantages et les patients en prennent conscience grâce à la psychothérapie. Certaines par exemple ont reconnu en thérapie qu’elles imaginaient voir disparaître leurs troubles une fois que le procès en cours leur donnera gain de cause. Quand une procédure judiciaire dure des années, il y a de quoi « se faire du soucis et souffrir dans son corps ». Après le procès les symptômes disparaissent « comme par enchantement », mais à bien réfléchir, il y a des raisons biologiques à cela. 

Si la cause c’est l’accident, la conséquence c’est le symptôme. C’est pourquoi s’acharner à vouloir agir sur les conséquences d’un problème ne traite pas le problème. Pour guérir définitivement des perturbations de la vie qui n’est pas un long fleuve tranquille, le traitement doit porter sur la résolution de l’origine du problème, c’est à dire les causes. 

Nous évoquons volontairement le « symptôme » car même si le thème porte sur les acouphènes, il en est de même pour les symptômes en général. La prise en charge est globale. Il arrive même très souvent avec l’EMDR de constater une amélioration des troubles présentés dans différents lieux du corps et qui n’ont même pas été évoqués en consultation. Ainsi avons-nous remarqué que des personnes consultant pour des vertiges et des acouphènes voyaient leurs troubles sexuels, un asthme, un psoriasis ou un eczéma disparaître d’eux-mêmes. L’action de l’EMDR et des pratiques de résolution émotionnelle conduisent à une véritable guérison (ce qui est traité l’est définitivement) et est généralisable aux situations et à la symptomatologie dérivant de la même racine émotionnelle. 

L’acouphène est un symptôme, un langage, ce n’est pas une maladie. Découvrons ensemble ce qu’il signifie. 

Comme je l’ai expliqué dans mon livre sur les acouphènes[2], l’oreille produit du bruit physiologiquement. C’est normal. L’influx nerveux produit par les oto-émissions acoustiques qui se propagent le long des voies auditives périphériques puis le long des voies centrales pour arriver en zone sous-corticale auditive, au dessous du cortex cérébral sensoriel auditif. Le temps pris pour fournir les explications anatomo-physiologiques et  psychopathologiques n’est pas du temps perdu. Le patient comprend « comment ça fonctionne », il bénéficie ainsi d’images mentales, de représentations mentales qui vont le tranquilliser. Il ne s’inquiète plus, lui qui imaginait avoir une tumeur malgré plusieurs IRM ayant éliminé une lésion. « Docteur, s’ils ne passent pas c’est bien que j’ai quelque chose de grave ! » Alors par provocation, ce qui pourrait se nommer « une annonce paradoxale », nous pouvons imaginer que « c’est une chance », parce que ce bruit tendrait à prouver que l’oreille est bien vivante et qu’elle prévient d’un dépassement des limites que le corps ne peut plus supporter. Un confrère gastroentérologue entendrait  dire « Docteur mon ventre fait du bruit », une cardiologue « Docteur mon cœur est bruyant, je l’entends battre dans mon thorax ». C’est normal, le corps fait du bruit. Et dans le silence, cela peut vite devenir intolérable. C’est pourquoi il est conseiller de sortir le plus souvent possible plutôt que de s’isoler parce que dehors le monde est bruyant et un niveau sonore élevé dans la limite du tolérable (pas d’excès) produit un effet de masque des acouphènes. Parfois chez ces personnes qui ne sortent plus on peut détecter une phobie sociale (13% de la population). Le symptôme est alors un prétexte (erroné) pour ne pas sortir et ainsi éviter le regard des autres. Ça peut aller jusqu’à la peur des figures d’autorité par manque d’estime de soi ou de confiance en soi. C’est alors que seront enseignées les techniques d’affirmation de soi autrement nommées « apprentissage des compétences sociales » qui leur permettront de demander de l’aide quand elles en auront besoin, de refuser quand elles ne voudront pas, de faire ou recevoir des critiques. Ces critiques provenant des autres mais aussi d’elles-mêmes pour peu qu’elles écoutent leurs discours intérieurs. Normalement il n’y a pas de meilleur ami que soi-même mais c’est loin d’être le cas pour tout le monde. Ecoutez comment vous vous parlez, tous les noms d’oiseau dont vous vous affublez. Vous seuls pouvez en changer. Le psychothérapeute vous guidera. 

Il n’est jamais trop tard pour traiter le passé, le présent et le stress à venir par anticipation anxieuse. Les psychothérapeutes expérimentés s’y emploient. Choisissez ceux qui possèdent plusieurs casquettes : TCC[3], EMDR, Tipi/EmRes[4]pour qu’ainsi les patients ne soient plus obligés de faire le tour de France à la recherche de solutions. Des solutions, il y en a désormais et elles sont d’autant plus efficaces que les patients sont motivés et appliquent les consignes. Il suffit parfois d’une seule consultation pour que tout rentre dans l’ordre pour des patients qui ont consulté une multitude de praticiens. Dans les cas les plus complexes, plusieurs séances seront nécessaires. 

L’EMDR permet d’activer les réseaux de mémoire. Elle désensibilise ce qui signifie qu’elle permet aux émotions de s’atténuer et de disparaître. Souvenez-vous « Ce n’est pas tans l’acouphène qui est gênant que l’idée qu’on en a ». « L’idée qu’on en a », les cognitions, sont à l’origine de la majoration des troubles et le passé vient renforcer le présent autant de façon positive (les bons souvenirs) que de façon négative (les mauvais souvenirs). 

Un patient qui souffre d’acouphènes sera reçu en séances individuelles. Et pour ceux qui ont besoin de traiter leurs troubles de l’assertivité, des séances de groupe d’affirmation de soi sont proposées. Leurs principales indications sont la phobie sociale et la gestion des conflits interpersonnels. 

Notre pratique porte sur 7500 patients traités de façon intégrative. La plupart se disent traités, améliorés ou guéris en quelques séances. Nous pouvons suivre l’évolution de nos pratiques dans le temps depuis 1995. 

  • De 1995 à 2000 : 30 séances en utilisant les TCC et les techniques d’affirmation de soi
  • De 2000 à 2017 : 10 séances juste après 2000 puis 6 séances récemment du fait de l’intégration d’autres thérapies à l’EMDR (hypnose et cohérence cardiaque) 
  • A partir de 2017 : 3 à 5 séances du fait de l’ajout de Tipi et EM Res récemment.

 

Pour les groupe d’affirmation de soi,  les personnes sont reçues douze séances. 

 

En conclusion. 

Plus on intègre de pratiques différentes adaptées et complémentaires plus la prise en charge est efficace. Les ORL ont besoin d’être formés et les patients informés. Il y a toujours des solutions.

 

 

 

 

[1]EMDR : Désensibilisation et reconstruction cognitive par les stimulations bilatérales alternées.

[2]« L’acouphène dans tous ses états ». www.bookelis.com.

[3]TCC : Thérapies comportementales et cognitives.

[4]Régulation émotionnelle (Emotions-résolution)

[5]Informations sur le site <www.anne-marie.piffaut.overblog.com>

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2025-04-30T10:43:00+02:00

Hydrops, Ménière et affirmation de soi

Publié par Anne-Marie Piffaut

"Mes vertiges ? Ils ont disparu!"

Apprendre à s'affirmer est peut-être la solution, ne croyez-vous pas?

Comment apprendre à se comporter de façon socialement acceptable ?

Un stage d'affirmation de soi peut vous apporter toute satisfaction. Il s'adresse à des personnes motivées après un entretien préalable.

Témoignage d'une patiente de 35ans

« Non, je ne peux pas dire ça à mon patron ! Sa collection ne me plaît pas. J'ai honte ! Que faire lorsque je bous intérieurement et je ne me sens pas capable de dire ce que je pense et ce que je ressens. Je me reproche ma passivité, je suis en colère envers moi. Je sens monter la pression et je suis prête à exploser. La tête me tourne, je vais m'écrouler, je perds l'équilibre. Et ces bruits terribles qui sifflent dans mon oreille. Je me retrouve aux urgences à l'hôpital, adressé par mon médecin traitant. L’ORL de garde me bascule dans un sens dans un autre, il dit que ce sont des cristaux qui se sont décollés et qu'il faut les déplacer pour qu'ils ne déclenchent plus de vertiges.

Ce que je ne lui ai pas dit

C'est que les vertiges sont apparus la veille de la présentation de la dernière collection de haute couture. Vaciller, paniquer, éviter. Rien que d'y penser, les acouphènes sifflent dans mon oreille. Je n'y arriverai jamais. Je déprime, je ne suis pas fier de moi. Personne ne peut me comprendre ».

Comment dire ce que l'on pense sans froisser l'autre?

Témoignage: " Le thérapeute m'a dit : "Vous êtes responsable de ce que vous faites mais vous n'êtes pas responsable de ce que les autres ressentent ou pensent". Il m'a donné cet exemple: " S'il y a dix personnes qui vous écoutent, aucune ne ressentira la même chose. L’une sera indifférente, l'autre vous trouvera drôle, une autre agacée".

D'avoir compris, ça me soulage.

Je peux dire à mon patron que je trouve sa collection pas très amusante, étonnante ou originale et lui proposer des solutions (méthode du DESC: faire une critique avec demande de changement).

J'ai pris beaucoup de plaisir à m'entraîner à un jeu de rôle avec mon ami. Nous avons bien ri au début, puis sérieusement j'ai trouvé les mots qui me convenaient. Demain j'affronte le boss! Pas besoin de me rendre malade pour éviter de dire ce que je pense. Allez courage mon bonhomme! ".

Quelques jours plus tard: "Savez-vous ce que m'a dit mon patron? : " Au moins avec vous ce qui est bien c'est que vous apportez des solutions".

Quand j'y repense, j'aurais dû apprendre à m'affirmer plus tôt".

 

 

 

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2025-04-03T19:07:00+02:00

L’acouphène est un symptôme, un langage, ce n’est pas une maladie. Découvrons ensemble ce qu’il signifie. 

Publié par Anne-Marie Piffaut

L’acouphène est un symptôme, un langage, ce n’est pas une maladie. Découvrons ensemble ce qu’il signifie. 

Comme je l’ai expliqué dans mon livre sur les acouphènes[2], l’oreille produit du bruit physiologiquement. C’est normal. L’influx nerveux produit par les oto-émissions acoustiques qui se propagent le long des voies auditives périphériques puis le long des voies centrales pour arriver en zone sous-corticale auditive, au dessous du cortex cérébral sensoriel auditif. Le temps pris pour fournir les explications anatomo-physiologiques et  psychopathologiques n’est pas du temps perdu.

Le patient comprend « comment ça fonctionne », il bénéficie ainsi d’images mentales, de représentations mentales qui vont le tranquilliser. Il ne s’inquiète plus, lui qui imaginait avoir une tumeur malgré plusieurs IRM ayant éliminé une lésion. « Docteur, s’ils ne passent pas, c’est bien que j’ai quelque chose de grave ! »

Alors par provocation, ce qui pourrait se nommer « une annonce paradoxale », nous pouvons imaginer que « c’est une chance », parce que ce bruit tendrait à prouver que l’oreille est bien vivante et qu’elle prévient d’un dépassement des limites que le corps ne peut plus supporter.

  • Un confrère gastroentérologue entendrait  dire « Docteur mon ventre fait du bruit »,
  • une cardiologue « Docteur mon cœur est bruyant, je l’entends battre dans mon thorax ».

C’est normal, le corps fait du bruit.

Et dans le silence, cela peut vite devenir intolérable.

C’est pourquoi il est conseillé 

  • de sortir le plus souvent possible plutôt que de s’isoler parce que dehors le monde est bruyant et un niveau sonore élevé dans la limite du tolérable (pas d’excès) produit un effet de masque des acouphènes.
  • Parfois chez ces personnes qui ne sortent plus on peut détecter une phobie sociale (13% de la population). Le symptôme est alors un prétexte (erroné) pour ne pas sortir et ainsi éviter le regard des autres. Ça peut aller jusqu’à la peur des figures d’autorité par manque d’estime de soi ou de confiance en soi. C’est alors que seront enseignées les techniques d’affirmation de soi autrement nommées « apprentissage des compétences sociales » qui leur permettront de demander de l’aide quand elles en auront besoin, de refuser quand elles ne voudront pas, de faire ou recevoir des critiques. Ces critiques provenant des autres mais aussi d’elles-mêmes pour peu qu’elles écoutent leurs discours intérieurs. Normalement il n’y a pas de meilleur ami que soi-même mais c’est loin d’être le cas pour tout le monde. Ecoutez comment vous vous parlez, tous les noms d’oiseau dont vous vous affublez. Vous seuls pouvez en changer.
  • Le psychothérapeute vous guidera. Il n’est jamais trop tard pour traiter le passé, le présent et le stress à venir par anticipation anxieuse. Les psychothérapeutes expérimentés s’y emploient. Choisissez ceux qui possèdent plusieurs casquettes :
    • TCC[3],
    • EMDR,
    • EmRes[4]pour qu’ainsi les patients ne soient plus obligés de faire le tour de France à la recherche de solutions.

Des solutions, il y en a désormais et elles sont d’autant plus efficaces que les patients sont motivés et appliquent les consignes. Il suffit parfois d’une seule consultation pour que tout rentre dans l’ordre pour des patients qui ont consulté une multitude de praticiens. Dans les cas les plus complexes, plusieurs séances seront nécessaires. 

L’EMDR permet d’activer les réseaux de mémoire. Elle désensibilise ce qui signifie qu’elle permet aux émotions de s’atténuer et de disparaître. Souvenez-vous « Ce n’est pas tans l’acouphène qui est gênant que l’idée qu’on en a ». « L’idée qu’on en a », les cognitions, sont à l’origine de la majoration des troubles et le passé vient renforcer le présent autant de façon positive (les bons souvenirs) que de façon négative (les mauvais souvenirs). 

Un patient qui souffre d’acouphènes sera reçu en séances individuelles. Et pour ceux qui ont besoin de traiter leurs troubles de l’assertivité, des séances de groupe d’affirmation de soi sont proposées. Leurs principales indications sont la phobie sociale et la gestion des conflits interpersonnels. 

 

Pour les groupe d’affirmation de soi,  les personnes sont reçues douze séances. 

 

En conclusion. 

Plus on intègre de pratiques différentes adaptées et complémentaires plus la prise en charge est efficace.

 

Ma pratique porte sur 8000 patients traités de façon intégrative. La plupart se disent améliorés ou guéris en quelques séances.

J'ai suivi l’évolution de nos pratiques dans le temps depuis 1995, date à laquelle je me suis informatisée  ce qui m'a permis de suivre l'évolution de ma pratique. 

  • De 1995 à 2000 : 30 séances étaient nécessaires en moyenne, en proposant les TCC et les techniques d’affirmation de soi.
  • De 2000 à 2017 : 6 à 10 séances du fait de l’intégration d’autres thérapies à l’EMDR , hypnose et cohérence cardiaque. 
  • A partir de 2017 : 3 à 5 séances grâce à l’ajout d'EmRes 

Conclusion

« À parcourir les réseaux sociaux, dans les groupes de patients souffrant d'acouphènes, de la maladie de Menière, de l'hyperacousie et de la misophonie,  j’en viens à penser que les ORL auraient tout à gagner à approfondir leur formation. Les patients profitant d'une amélioration de leurs compétences, seraient alors mieux informés.
Car tant que les médecins ne se forment pas — ou refusent d’évoluer  — comment les patients pourraient-ils, eux, accéder au savoir ? »

Il y a des solutions et on ne devrait plus entendre "Habituez-vous", "vivez avec" sans rien proposer de valable. 

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2025-04-01T19:16:00+02:00

L'acouphène et les émotions

Publié par Anne-Marie Piffaut

L’acouphène est un symptôme, un langage, ce n’est pas une maladie. Découvrons ensemble ce qu’il signifie. 

L'acouphène et les émotions

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